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Non le prospectus n’est pas mort !

15 mars 2011 | Partager l'article sur

Laissez-moi commencer ce billet par une anecdote. Samedi soir, j’attends dans la file pour entrer dans ma salle de cinéma. Mes oreilles surprennent une conversation derrière moi. Une femme explique à son amie que, depuis qu’elle reçoit le programme du cinéma par email et non plus par courrier, elle vient moins souvent au cinéma car, n’ayant pas le prospectus sous les yeux à la maison, elle n’a pas le réflexe de venir !

La marketeuse que je suis n’a pas pu s’empêcher d’y trouver une idée de billet pour ce blog ! Bien sûr, on entend parler ici et là de la révolution 2.0, de la crise de la presse papier concurrencée par le web, du souci environnemental qui nous oblige à réfléchir à nos consommations, notamment de papier etc.

Mais quoiqu’on en dise, le prospectus reste un outil incontournable, notamment en BtoB comme je le constate tous les jours avec nos clients. Le prospectus traditionnel est un outil de vente qui incite concrètement à passer à l’acte d’achat. A l’inverse, l’email a plus vocation à animer une campagne, à entamer une relation… Il est fait surtout office d’un bon complément du papier.

Certains me rétorqueront peut-être qu’ils sont surchargés de prospectus et qu’au milieu de tous les autres, il est difficile de tirer son épingle du jeu. Je répondrais que c’est encore pire avec l’emailing : combien de sollicitations recevez-vous chaque jour dans votre boîte mail ? Et combien de temps cela vous demande-t-il de cliquer pour les mettre à la poubelle et les oublier aussi vite ?

Car malgré tout l’attrait des nouveaux supports digitaux, le papier a des qualités dont on ne pourra pas se passer aussi vite. Le contact avec le papier déjà : rien ne peut remplacer la force de ce contact-là. L’aspect visuel est aussi important : dans les campagnes papier, il est bien plus facile de mettre en scène les produits de façon très esthétique, là on nous sommes limités à une ou deux petites vignettes dans un emailing.

C’est là aussi une des forces du Marketing Intelligent : moderniser le prospectus en le rendant vraiment efficace et éco-responsable. A la place du livret de 40 pages qui s’adresse à tous les clients, nous créons des prospectus de 4 pages qui mettent en avant uniquement les produits et/ou services qui concernent chacun des destinataires.
Finalement, vu sous cet angle, le prospectus papier, c’est l’avenir !

Ps : entre le moment où j’ai écrit ces lignes et maintenant où je le mets en ligne, je découvre que nous ne sommes pas les seuls à défendre le « bon vieux » papier. Je viens de lire dans le numéro de Marketing Direct de mars qu’une campagne de publicité est en cours, sous l’impulsion de l’association Culture Papier. L’affiche en est justement une illustration. Pour en savoir plus : www.laforcedelimprime.fr

Ps2: alors que je m’apprête à publier cet article, je vois que l‘incontournable Henri Kaufman a publié un article sur le même sujet, mais pas avec le même avis… Parlons-en !

A lire aussi sur Marketing-Professionnel.fr

Pour en savoir plus sur le prospectus intelligent par Loyalty Expert, n’hésitez pas à nous contacter.

L'auteur - Guillaume Chollet

Guillaume Chollet, Président et Fondateur du Groupe Loyalty Company.

8 commentaires

  • Bonjour,
    J’ai lu l’article de HK et non le papier n’est pas mort. Par contre il doit faire une (r)évolution pour devenir plus intelligent. Et ce n’est pas parce que je travaille dans l’emailing que je dois en profiter pour tenter d’achever ce vieux dragon 🙂

    Le papier et le prospectus en particulier doit à mon sens sortir d’un modèle de masse pour devenir plus ciblé. C’est l’immense avantage qu’on a dans l’emailing quand on l’exploite bien. Pouvoir être réactif, coller à la cible grâce aux contenus conditionnels, et coller encore plus grâce aux contenus comportementaux !!
    Or en print il existe aujourd’hui la possibilité de faire de l’impression totalement personnalisée, mais cela reste rarement exploité. Au lieu de sortir 1 catalogue général, il veut mieux prévoir plusieurs versions en fonction des différents profils. L’important est d’imprimer principalement les pages qui intéressent la cible. C’est ainsi qu’on fait des économies de papier, qu’on sauve la planète, mais surtout qu’on maximise ses retours marketing.

  • Je vous rejoins tout à fait Charles. Il faut que le papier présente les mêmes avantages de personnalisation que l’emailing. Et c’est possible avec le Marketing Intelligent et l’impression numérique.
    Je pousserai même votre réflexion plus loin. Aujourd’hui, chez Loyalty Expert, nous ne faisons pas seulement des prospectus par profil… nous faisons des prospectus client par client. C’est plus que du One to One, c’est du One to Me !

  • Bonjour,

    vous écrivez dans votre article “que le prospectus peut devenir un outil éco-responsable”. En quoi le papier devient subitement éco responsable. Le prospectus reste du papier imprimé même s’il comporte moins de page. Dans la plupart des cas, en France, le papier n’est pas recyclé.

  • Bonjour,
    pour répondre à votre objection sur le prospectus papier, j’ai envie de vous demander si l’emailing est lui réellement neutre en termes “écologique” ? Savez-vous par exemple qu’alimenter les serveurs et l’infrastructure nécessaires à l’information web représente 2% de la consommation totale d’énergie en Europe ?
    Quand on parle d’emailings, combien sont en fait imprimés ? Je pense notamment aux emailings promotionnels avec des coupons de réduction qu’il faut présenter en caisse.
    Pour conclure, je ne pense pas que l’équation soit simple que emailing=0 trace écologique vs papier=danger pour la planète.

  • Je suis d’accord avec vous, l’emailing demande des ressources electriques importantes. Et je ne dis pas que l’emailing ne laisse aucune trace écologique. Mais si nous faisons le bilan des deux modes de prospection je pense que l’emailing est bien moins polluant. Je m’explique, pour imprimer il faut de l’énergie tout comme pour un serveur web. Je ne m’avancerai pas la dessus, mais je ne suis pas sur qu’une salle d’impression consomme moins qu’une salle serveur.
    L’impression demandera du papier et de l’encre (produit plutôt polluant). De plus la filière de récupération des déchets toxiques n’est pas toujours respectée, ce qui n’arrange rien.
    Ensuite ces prospectus seront acheminés par transports routiers (voire par voie aérienne lorsque c’est délocalisé). En France, en fonction des villes le recyclage du papier n’est pas encore au top. Par exemple à paris dans la rue il n’y a que quelques poubelles de tri sélectif qui trainent. Donc une grande partie du papier servant aux prospectus ne sera pas recyclé.
    Même si des coupons de réductions sont imprimés, je pense qu’il est plus économe en terme d’encre et de papier d’imprimer que les coupons qui seront utilisés que tout un lot, surtout quand on connait les taux de conversion.

  • Le papier est un support (le seul à ma connaissance) issu de matières renouvelables, biodégradables et recyclables (j’ai lu quelque part, jusqu’à 5 fois !)

    D’autre part, le flyer, comme l’ensemble des imprimés publicitaires, est un support de communication efficace :
    – 9 Français sur 10 lisent les imprimés publicitaires
    – 7 Français sur 10 disent se déplacer vers les points de vente diffusant ces imprimés lors d’une campagne publicitaire.
    – Moins d’1 Français sur 10 a mis le STOP PUB sur sa boîte aux lettres !

    Est-il nécessaire d’opposer le support numérique au support papier ?
    Non, ces derniers sont complémentaires. Une communication efficace et honnête n’oppose pas les différents moyens existants, mais au contraire, elle les utilise tous dans un souci d’optimisation des résultats !

    Supprimer les imprimés publicitaires n’est pas la solution idéale, si l’on regarde le bilan écologique du papier et son efficacité économique.

    Il serait aussi intéressant de voir le bilan carbone d’un écran numérique (fabrication, transport, recyclage …) et le comparer à celui du papier …

  • Le papier est en effet un support renouvelable, mais renouvelable ne veut pas dire forcément écologique…car le processus de recyclage peut être polluant aussi, et faut il encore que les forets servant à la fabrication du papier soient gérées de façon responsable.

    Je voudrais bien croire que 9 français sur 10 lisent les imprimés, mais d’où viennent ces chiffres qui me paraissent très (trop) élevés, car même venant de la bouche de marketeurs très optimistes je n’ai jamais entendu des chiffres aussi élevés.

    je n’ai jamais dit que les deux supports étaient pas complémentaires…En tant que technique marketing ils sont complémentaires, cela n’empêche pas de comparer les dégats qu’ils font sur notre planète…

    Concernant le bilan carbone d’un écran, je pense que pour faire un imprimé que ce soit par mail ou sur papier il faut bien un écran pour faire la maquette…je ne pense pas que les flyers soient déssinés à la main ?

    De plus le bilan carbone n’est pas la seule chose qu’il faut prendre en compte…il faut aussi prendre en compte l’electricité utilisé, la fabrication des machines, le recyclage des produits polluants ou non, le transport, la fabrication polluante ou non des matériaux utilisés…

    vous parlez de fabrication, mais une salle d’imprimerie doit aussi être fabriquée, transportée et consomme de l’énergie…sans parler des encres…

    Le transport, un écran d’ordinateur sera transporté au même titre q’un écran d’ordinateur dans le bureau d’un imprimeur…sauf s’il fait tout avec un crayon à papier et du papier.

    Et quand n’est il du transport du papier ? celui ci ne reste à l’imprimerie.

    Personnelement quand j’envoie un mailing de la conception du mailing jusqu’au client je n’ai utilisé aucun transport, aucune encre, et surement moins d’electricité qu’une salle d’imprimerie, si l’on compare le rendement des deux.

  • Bonjour,

    effectivement le prospectus papier n’est pas mort ! même si pour des raisons économiques, et non pas écologiques, nombreux sont les acteurs qui souhaiteraient les supprimer (Leclerc, Services Publics, …). Comment imaginer la fin d’un support “médiatique” centenaires – voire millénaire si on remonte aux egyptiens et au papyrus – en quelques années ?

    Sur le sujet écologique, il y a effectivement un débat d’experts qui suscite toujours beaucoup d’émotions.

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