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Décryptage

Et si le marketing n’était que du bullshit ?

Commençons par du vécu. Autour de moi, certains amis – généralement plutôt des gens du terrain – ont toujours eu tendance à dire que mon métier et le monde de l’agence, ce ne sont que du vent, du pipeau voire pire même du « bullshit ». Après quelques années d’études et des journées de travail à rallonge (oui, on travaille en agence souvenez-vous), la réplique fait mal. Et puis, je comprends leur raisonnement. Après tout, eux travaillent chez l’annonceur avec des objectifs tangibles, chiffrés, « concrets ». Nous, on présente des concepts, on fait du « branding » (merci, comme si ça ne suffisait pas, la moitié des mots qu’on utilise dans notre branche sont en anglais). Bref, on passe notre temps à devoir nous justifier. Pourtant, on sert bien à quelque chose ! Prenons le problème à l’envers : que feriez-vous sans nous ?

Le marketing c’est juste pour faire joli !  

La question qu’on se pose de plus en plus quand on travaille dans le « marketing » : mais pourquoi tant de haine ? Pourquoi est-ce devenu si réducteur, péjoratif, minimisant de faire du marketing ?

Face à une belle communication, une innovation sur un produit du quotidien, un nouveau service offert, une offre promotionnelle, on a tous déjà entendu « Pffff… ça, c’est juste du marketing ! ».

Mais alors c’est quoi le marketing tant décrié ?

L’enjeu du marketing est de proposer le bon service, le bon produit, la bonne solution, au bon moment, au bon client. Son succès réside dans la compréhension du client. C’est d’ailleurs le client qui décide de tout, et comme il évolue constamment, le marketing doit bouger aussi. Le marketeur est là pour écouter les signaux forts ou faibles de ses marchés. Il doit permettre d’anticiper les tendances. Et c’est pourquoi le marketing se réinvente constamment. Il ne peut pas, il ne doit pas être le plus mal chaussé des cordonniers.

(Parfait ! Ça c’est une bonne intro marketée ! Sûr qu’elle va déplaire à ceux qui ont déjà une mauvaise image du marketing 😉)

Soyons concrets ! Est-ce que des marques comme Apple, AirBnB ou Nike auraient connu le succès qu’elles ont aujourd’hui sans service marketing, c’est-à-dire, sans connaître leur client, sans promotion des ventes, sans digital, sans égérie ? En somme, uniquement avec un ou des produits conçus en faisant fi du marché et une équipe commerciale absolument pas armée pour affronter les besoins des clients BtoB comme BtoC. Oseriez-vous ?

Les 4P sont morts, vive les 4 P*#%@ de ù¤*µç

Il est vrai (je vous l’accorde) que le jargon marketing est parfois risible avec tous ses acronymes, ses concepts à rallonge et son frenglish assez insupportable. La faute à quoi ? A qui ? A la discipline tout d’abord qui se réinvente constamment : marketing client, inbound marketing, lead nurturing, content, social… les terminologies ont fleuri de toute part et à la même vitesse que les nouveaux besoins des clients.

Le marketing s’adapte, suit et crée les marchés, les bouscule, se spécialise et se renomme avec des pseudos ! Alors puisque le marketing est à l’écoute du client, il est polymorphe comme lui. Les réseaux sociaux apparaissent ? Hop, on parle social media. Il faut alimenter ces réseaux en contenu ? Hop, une stratégie de content ! Ou plutôt de lead nurturing quand il s’agit de prospects… on vous a perdu ? Attendez revenez ! Promis, dans les années à venir, on s’est donné comme objectif de parler le langage des clients !

Le marketing ne sert pas le business !

Il y a encore quelques années, trop souvent on lançait des opérations marketing sans vraiment avoir réfléchi à comment en mesurer l’efficacité. Mais ça c’était avant ! Depuis, on a plus pris en compte les remarques venant des financiers et des commerciaux afin d’investir dans des outils de mesure pour vérifier le ROI. Et puis le digital nous a bien aidé, tout comme la data qui nous a permis de centraliser tous nos flux de données pour mieux gérer l’omnicanalité des parcours clients (la multiplicité des points de contact toussa, toussa…).

Bref, une agence qui vous en dit 2019 qu’elle ne peut pas mesurer les retombées de son programme de fidélité c’est étrange, voire carrément inquiétant (et si c’est le cas ? Contactez-nous !)

Finalement, on peut dire que ce n’est pas le marketing en lui-même qui est du bullshit, c’est ce qu’on en fait ! En somme, ne cherchez pas le bon marketing, trouvez plutôt les bons marketeurs.

Et quand vous entendrez « Pffff… ça, c’est juste du marketing ! », tournez-vous doucement vers votre interlocuteur et répondez-lui : « Tu as bien raison ; ils sont très forts ».

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